Pour celui-ci, je n'avais qu'un seul but en tête: m'aventurer dans la création d'un court métrage cinématique en tant que projet final pour mon cours de vidéo en multimédia. Pour ce faire, j'ai fait appel à trois de mes collègues pour se lancer dans cette idée, des gens en qui je voyais le potentiel de contribuer à l'élévation de la qualité du projet.
Zoé Scalzo, Mathieu Hamelin et Luka Munger.
Nous avons eu la chance de filmer ces scènes de qualité grâce à la Blackmagick Pocket Cinema 4K, gracieuseté du programme de Techniques d'Intégration Multimédia du Cégep de Saint-Jérôme.
Le montage ainsi que les effets visuels étaient faits individuellement. Ainsi, chacun de nous a sa propre version du film. Voici la mienne.
Technologies et outils utilisés:
Adobe After Effects •
Adobe Photoshop
Effets Spéciaux
En Multimédia, le cours de vidéo 2 est un cours qui se passe dans After Effects, alors impossible de passer à côté des effets spéciaux. Justement, comme le montre la couverture (image ci-contre), j'ai exploré le subsurface avec un mix de génération de particules.
Après avoir créé un Fractal Noise, j'ai créé un masque très simple de la forme du visage avec un feather. Ensuite, j'ai positionné des images de veines trouvées sur internet avec différents niveaux de flou, que j'ai utilisées en tant que masque pour le Fractal Noise. Puis, après avoir mis le blend mode de mon noise à Color dodge, je lui ai donné une couleur l'aide des curves. Enfin, je me suis paramétré un système de particules à utiliser comme masque sur l'effet final pour qu'il ait une appartition progressive; un système de cercles flous qui augmentent en taille a fait l'affaire.
Mais il manquait encore quelque chose: je ne travaillais pas sur une image fixe. C'est de la vidéo! Mon effet ne donnait rien sans cette étape cruciale qu'est le tracking. Un tour dans Mocha AE et le tour était joué: j'avais maintenant un effet digne des plus grands films d'Hollywood.
Incrustation
Ça ne parait pas, mais c'est ça qu'il faut. Les écrans n'ont jamais réellement affiché le contenu final: ils étaient blancs. Seulement pour que l'effet d'éclairage dans les pièces soit réaliste. J'ai recréé des interfaces qui nous sont familières ici, au Québec. Je les ai incrustées dans ma scène, j'ai tracké les écrans quand c'était nécessaire, masqué ce qu'il fallait.
C'est beaucoup d'efforts et d'heures pour de simples écrans, et à moins de le savoir, peu de gens vont remarquer le travail que ça représente, mais c'est ce qu'il faut. C'est ça la magie du cinéma, c'est de n'y voir que du feu.
Le jour et la nuit
La BMPCC4K permet de filmer du .braw. Et j'ai utilisé ça à mon avantage. J'ai transformé des scènes filmées à 10h le matin en des scènes à 10h le soir. Je pense qu'aucun d'entre nous avait envie d'aller chez Luka tard le soir, après les cours, la journée dans le corps. Ça a aussi évité de perdre de la qualité d'image en filmant dans des conditions de faible luminosité et en ayant des images sous-exposés.